Les légendes de l’eau

le géantEn des Temps anciens dont même les arbres ne se souviennent pas, un géant dormait dans le lit d’une verdoyante vallée. Sa tête reposait sur une barre rocheuse, ses longues jambes formaient
un pont au dessus d’une large rivière. Le gardien de la vallée sommeillait depuis une éternité  quand il fût réveillé par un son surprenant. Une jeune femme portant un enfant, marchait le long du Tarn.
Elle chantait une berceuse. C’était le premier humain à fouler ces terres luxuriantes.
Le géant scrutât l’horizon pour connaître la cause de son réveil, mais ne vit point la jeune femme cachée par la végétation. Il poussa un cri de rage qui retenti dans toute la vallée. Dans sa colère,
le géant brandît ses poings au ciel. Les nuages sombres s’amoncelèrent et un orage terrible éclatât. La jeune femme se réfugiât sous les bosquets pour se protéger des pluies diluviennes.
Elle s’endormit sous les arbres. Quand elle se réveilla, une eau pétillante et limpide générée par l’orage fantastique jaillissait à ses pieds. Bien qu’ayant reposé de longues années,
la jeune femme semblait toujours aussi fraiche et vive comme si la source lui avait offert une parcelle d’éternité. Depuis ce jour, elle protège cette source miraculeuse. On raconte que les gens humbles et les
jeunes enfants parfois encore l’ entrevoient.

La fée est souvent réapparue aux gens désireux de boire l’eau de la source. Parfois tenant son enfant, parfois sous l’apparence d’un animal magique.
Les peuples gaulois, les « Gabales » se rassemblaient autour de la source et invoquaient la fée. Ils souhaitaient attirer sur eux et leur village la protection et les bienfaits de cette source miraculeuse.

Au Moyen Age, le petit village de Javillet se trouvait au dessus de la plaine de Quézac.  Un paysan de ce village nommé Jacques Deleuze découvrit en travaillant son champs la statuette d’une vierge noire
qui tenait dans les bras son enfant. Elle fût placée sur l’autel de la chapelle.  La légende raconte que cette Vierge «têtue » revînt dans la nuit même s’enterrer dans le champ où elle fût trouvée.

On raconte aussi qu’elle n’a jamais voulu être placée dans l’église d’Ispagnac. C’est pour la protéger que fût construite une église  sur le site même de sa découverte, à l’emplacement du futur village de Quézac.
L’ histoire de la Vierge fût étrangement liée à celle de la source.

De nombreux miracles sont attribués à Notre Dame de Quézac. Les pèlerins affluaient par centaines, priant la Madone de les délivrer des tourments de la maladie. Ils s’aspergeaient aussi
de l’eau de la source lors des grandes processions qui partaient de l’église et faisaient le tour du village jusqu’à la source. Notre-Dame de Quézac est restée pendant très longtemps un pèlerinage
important pour grand nombre de fidèles.