Les trois villages

Les trois villages

Quézac :

Quézac est un village-rue, blotti au creux du causse Méjean, sur la rive gauche du Tarn, à l’entrée des fameuses gorges. Sur la place du village se dresse Notre Dame de Quézac,
une très belle église collégiale qui abrite la délicate statue de la Vierge Noire. Le premier oratoire fut bâti en 1052 afin de protéger la statue réputée pour ces nombreux miracles.
Dès lors, Quézac devint un important sanctuaire dans le Gévaudan. De nombreux pèlerins en route pour Saint Jacques de Compostelle affluaient à Quézac.
Ils priaient la Vierge de les libérer des tourments de la maladie.
Au XIV° siècle, le Pape Urbain V, conscient  de la notoriété de la Madone, fit agrandir le sanctuaire et b��tir le pont de Quézac .
Sa construction fut bien longue, de 1395 à 1450,  et devait sécuriser l’accès au village en remplaçant l’ancien gué.
Ce pont majestueux, aux larges proportions, fut pendant longtemps le seul passage sur le Tarn dans cette vallée. L’influence de ND de Quézac diminua avec les guerres de religion et la Révolution Française.
Aujourd’hui, Quézac est un village paisible qui s’est ouvert au tourisme grâce à son cadre magnifique, à la richesse de son patrimoine et à l’attrait de sa source d’où jaillit la célèbre eau de Quézac.

Molines :

Ce village est situé en face de Quézac, sur la rive droite du Tarn, au pied du causse Sauveterre. Molines, moulins en occitan, porte bien son nom.
Les moulins étaient essentiels dans l’économie rurale car ils libéraient une grande quantité de main d’œuvre accaparée par le broyage à la main.  Les trois moulins de Bélestin, Riomal et Raynal faisaient la renommée du village.
La population tr��s agricole y apportait ses céréales, bl��, orge, seigle. Les noix aussi passaient au moulin pour en extraire l’huile. Ces moulins fermèrent avec l’essor de l’industrie entre les deux guerres.
Le dernier cessa son activité dans les années soixante. Aujourd’hui, Molines jouit de sa place stratégique �� l’entrée des Gorges du Tarn. L’implantation de l’usine Quézac sur son site participe à son renouveau économique.

Ispagnac :

Le village a été fondé par un légionnaire de Jules César dénommé Hispanus. La petite plaine alluviale que forme le méandre du Tarn et le climat doux favorisèrent l’agriculture et le développement du village.
Au XII° siècle, l’église fortifiée et le prieuré sont édifiés au centre du village. Ispagnac devient alors une paroisse importante.
Le village ne cessa de s’accroître jusqu’au XIX° siècle grâce à ses cultures fruitières et maraichères prospères.
La fraise appelée « Madame Mouteau » fit la renommée de ce village. Mais la production étrangère et les exodes rurales massives après la deuxième guerre mondiale ruinèrent l’économie locale.
Aujourd’hui le vallon a diversifié son économie grâce au tourisme, à la maison de retraite « le réjal » et à l’usine d’eau de Quézac.
Cependant, les jardins et vergers sont toujours visibles sous le village et beaucoup sont encore entretenus.
Le projet de replanter le vignoble sur les coteaux a vu le jour en 2000. Le village est aujourd’hui peuplé d’environ 600 habitants  et la commune de 786.